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Stop! Appels des journalistes en Ukraine

03 Fév 2014
J'aime l'Ukraine - Euromaïdan
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Journalistes, médecins, bénévoles de la Croix Rouge, députés, cette liste est longue. Mais ils ont un point en commun, ils demandent la liberté pour exercer leur travail en Ukraine.

Suite à la crise politique qui se déroule sur le territoire ukrainien, plusieurs personnes sont mises à l’épreuve et se retrouvent quotidiennement au centre des conflits. Les journalistes demandent la liberté de parole. Les médecins supplient les forces de l’ordre de les autoriser à secourir les blessés. Plusieurs d’entre eux ont également été blessés. D’autres sont retenus par la police ou sont poursuivies pour leur activité. Tous demandent au gouvernement de mettre fin aux sanctions et répressions politiques.

De nombreux journalistes ont subi des agressions très violentes. Aujourd’hui, la liste comporte 43 (!) journalistes blessés lors de l’Euromaïdan. Parmi eux, Mustafa Nayem, Tetiana Tchornovol, Joseph Sywenkyj de The New York Times etc. L’agression et les tortures supportées par Tetiana Tchornovol, journaliste de la publication Ukraïnska Pravda, ont bouleversé le monde entier. Elle avait publié une information très critique sur le président Viktor Ianoukovitch et ses proches alliés. Tetiana a été sauvagement battue dans la nuit du 25 décembre 2013 par des inconnus dans la banlieue de Kiev.
Suite à cette agression, de très nombreux journalistes et opposants ont manifesté avec des slogans « Vous ne pourrez pas nous tuer tous ».

Le 30 janvier 2014, des milliers de manifestants se sont rassemblés  à côté du Ministère de l’Intérieur. Ils contestaient le comportement inexplicable des forces de l’ordre envers le personnel médical. Ils dénoncent la police qui a pris en otage un médecin pendant qu’il apportait le premier secours aux blessés dans le conflit de la rue Hrouchevskiy. Il portait des emblèmes de la Croix Rouge mais la police les a ignorés. Ensuite, il a été porté disparu et ce n’est qu’au bout de quelques jours qu’on a appris qu’il se trouvait en garde à vue. Le tribunal l’a jugé coupable et l’a condamné à 2 mois de prison. En signe de protestation, ses confrères ont apporté au Ministre de l’Intérieur leurs uniformes avec les taches de sang. Ils annoncent que 7 autres personnes du milieu médical ont porté plainte contre des agressions et près de 30 ont reçu des coups des policiers ou Berkut. Un point médical à Kiev a été attaqué.

Ci-dessous, appel des journalistes ukrainiens, leur cri du cœur :

« Nous sommes des journalistes ukrainiens et nous sommes choqués par les événements qui se déroulent en Ukraine » – Olga Snissarchuk, 5 kanal.
« Il y a quelques mois, nous n’aurions pas pu imaginer qu’au XXI siècle des gens pourraient être kidnappés dans une capitale européenne » – Alla Mazur, 1+1.
« Que les gens vont être torturés et tués pour leurs opinions civiques » – Olga Kashpor, 1+1.
« Nous n’aurions jamais pensé que le pouvoir va tirer sur des journalistes » – Mustafa Nayem, Gromadske TV.
« Que le pouvoir demandera à des bandits de rue de menacer et d’agresser le peuple pacifique »- Oleksandre Paskhover, journaliste indépendant.
« Mais nous avons l’espoir et nous savons que l’Ukraine est un grand pays européen où habitent des personnes différentes avec des opinions différentes » – Iryna Solomko, Gromadske radio.
« Et cette différence n’affaiblie pas notre pays, elle est sa richesse et sa force » – Ivanna Kobernyk, journaliste indépendant.
« Nous devons nous entendre et nous comprendre » – Jean Novosseltsev, 1+1.
« Il y a beaucoup de choses qui réunissent Rivne et Louhansk, Kiev et Odessa » – Vitaliy Gaydukevych, 5 kanal.
« Nous voulons vivre dans le pays où la justice et la vérité des individus sont respectées » – Dmytro Gordon, journal « Boulevard de Gordon ».
« Où nous pouvons avoir la liberté de parole et ne pas avoir peur de la police, où la justice tiendra compte de la vérité et pas de l’argent » – Mykhailo Gannytskyi, UNIAN.
« Où la concurrence  économique existe et où nous pouvons gagner notre vie honnêtement » – Vitaliy Sych, journaliste indépendant.
« Et c’est pour cela que nous demandons de changer totalement notre système » – Vakhtang Kipiani, site « La vérité historique ».
« Nous voulons construire ensemble notre pays pour que personne n’ait honte de lui et nous voulons être fiers de notre pays » – Serguiy Rakhmanin, journal « Miroir de la semaine ».
« Je veux vivre dans un pays où le pouvoir sait que la dignité humaine est intouchable. » – Natalia Mosseychuk, 1+1.
« Nous, les journalistes ukrainiens, nous sommes prêts à faire tout notre possible afin que le pouvoir entende le peuple, » – Olga Chervakova, journaliste indépendante.
« Pour arrêter des oppositions et aider les deux côtés à trouver des compromis. Notre pays doit devenir pacifique et juste. Slava Ukraïni !/ Vive l’Ukraine! » – Sviatoslav Tsegolko, 5 kanal.

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Sources :
photo: Erika D, Oksana H
http://www.leparisien.fr/international
http://www.liberation.fr
http://www.rfi.fr/europe
http://5.ua/euromaidan
http://styknews.info
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