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Tourisme à Tchernobyl

26 Avr 2013
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Pripiat, ville fantôme

Comme vous avez déjà pu remarquer, il y a beaucoup de destinations touristiques en Ukraine qui valent votre regard. Cette fois-ci, on va vous décrire un endroit particulier. La ville de Pripiat, à côté de Tchernobyl qui est devenue inhabitable à cause de l’explosion à la centrale nucléaire en 1986, attire maintenant beaucoup de touristes.

Pourquoi y aller ? La zone interdite et le danger entraînent des visiteurs. Voir le désert, entendre le silence et goûter à l’extrême, tout cela amène une nouvelle génération de voyageurs, celle de trash tourisme. Réaliser que jadis on entendait des cris des enfants, on admirait des sourires des gens et la vie y coulait tranquillement… Maintenant, il n’en reste qu’un souvenir et des sombres immeubles qui hébergent l’esprit du passé.

Le tourisme clandestin a commencé au début des années 90, après l’indépendance de l’Ukraine. Peut-être, était-ce dû à cette désinformation qui n’a fait qu’augmenter l’ignorance sur l’irradiation lente de l’endroit, mais les premiers curieux n’ont pas attendu longtemps pour se rendre sur place. Des journalistes, des photographes, des écrivains, des amateurs de sensations fortes ne sont toujours pas conscients du danger de certains endroits.

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Voici quelques chiffres. Après la catastrophe, les autorités ont créé un périmètre de sécurité de 30 km autour de la centrale. Seuls les 3 000 ouvriers chargés de la surveillance de la centrale, dont le dernier réacteur a été fermé en 2000, peuvent accéder au site. Le césium 137 devrait mettre 300 ans à disparaître de l’environnement et la sécurisation de la centrale n’est toujours pas réglée. Les travaux de consolidation de l’enceinte de confinement par Bouygues et Vinci ne devraient pas être achevés avant 2015.

Mais depuis que certaines zones ont été décontaminées, le tourisme légal se répand dans ce fameux périmètre de sécurité. Depuis fin décembre 2010, le ministère des Situations d’urgence ukrainien présente un document qui montre ces zones sans risque. Les agences se préparent d’accueillir les visiteurs du monde entier pour une itinéraire hors du commun. Grâce au soutien gouvernemental qui a pour but de transformer l’endroit en parcours pour les curieux, la centrale nucléaire est devenue la star de « trashistes ». Les petits groupes sont organisés pour découvrir les restes du passé. Il est facile de trouver les « tours » sur Internet pour le prix de 110 à 370 euros. Les seules consignes à donner, c’est de ne rien toucher, ni récupérer dans les endroits que vous visitez. La radioactivité n’est pas la même partout, elle est plus ou moins forte suivant la matière des objets: par exemple, la grande roue en fer est beaucoup plus contaminée qu’une maison abandonnée et sans trop de fissures. Suivez donc les instructions du guide pour ne pas courir le risque et n’oubliez pas le fait que la zone présente un danger. Il faut connaître des endroits peu touchés par la radioactivité et sans guide cela devient impossible. C’est pour cette raison que la bonne organisation et l’encadrement du tourisme à Tchernobyl sont importants, voire vitaux; les contrôles existent à la sortie de chaque excursion.

“A Tchernobyl, le tourisme tel qu’il a commencé à se développer depuis quelques années ne présente aucun danger. Durant leur visite du site, les gens n’absorbent qu’une infime dose de radiations, et cela n’affectera en rien leur santé. Je peux vous le certifier pour avoir moi-même travaillé en permanence dans la zone depuis 1986.” Sergueï Gachtchak, directeur adjoint de la branche scientifique du Centre international de Tchernobyl basé à Slavoutytch (une ville ukrainienne créée pour accueillir les personnes évacuées de la zone d’exclusion) souligne toutefois que l’importance de la gestion par l’Etat.

Chers futurs visiteurs, rien ne vous empêche de découvrir la zone, mais restez raisonnables.

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Sources:
http://www.courrierinternational.com
http://observers.france24.com
Photos de Jean-Philippe Perron:
http://www.lense.fr
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