Ancien Nouvel An

L’ancien Nouvel An – la fête continue !

La tradition de fêter l’Ancien Nouvel An dans la nuit du 13 au 14 janvier est apparue après 1918, quand le nouveau calcul chronologique a été créé. A l’époque païenne, sur le territoire de la Russie Kievienne on fêtait le Nouvel An le 22 mars – le jour de l’équinoxe du printemps. Cela a été lié au cycle agricole et donc, la fête était dédiée à Saint Vassyl, protecteur de l’agriculture. Ce n’est qu’en 1699 que Pierre le Grand a donné l’ordre officiel de fêter le Nouvel An le 1 janvier. Mais la tradition est restée et de nos jours, les Ukrainiens distinguent l’ancien style – le calendrier julien et donc on parle de l’Ancien Nouvel An, et le nouveau style, le calendrier grégorien, pour célébrer la nouvelle année le 1 janvier.
La veille du 14 janvier, c’est Malanka. Ce jour, les gens chantent et dansent habillés en costumes et masques traditionnels, faits à la main. Les personnages principaux sont Melanka et Vassyl. On trouve partout leur personnification : en déguisement des habitants dans la rue qui sont accompagnés de la chèvre (« koza »), ou même sur la table en forme des petits pains. C’est un bal masqué folklorique qui, jadis, avait des symboles mythiques, mais maintenant s’est perdu dans la modernité…
Pour la journée du 14 janvier on rend hommage à Saint Vassyl en semant les grains de blé dans la maison. Pendant cette procédure de « zassivannya » (le fait de semer), les jeunes filles et les garçons chantent les « chtchedrivky », chants qui doivent apporter du bonheur et du bien-être :

Сію, сію, посіваю.
З Новим роком вас вітаю.
Щоб сей рік було більше, ніж торік

Je vous sème, je sème votre maison,
Je vous souhaite un heureux réveillon,
Pour que vous soyez plus riches cette année,
Nous prions !

D’après la coutume, le premier qui doit entrer dans la maison est un garçon. Si c’est une fille, elle risque de porter malheur à la famille. Les filles, quant à elles, font de la divination qui devient prophétique ce jour-ci.
Cette fête qui peut paraître si étrange pour les Européens, est très logique en réalité. Les Ukrainiens qui font un grand carême avant Noël orthodoxe et gréco-catholique (7 janvier) ne peuvent pas profiter de la table bien garnie des plats délicieux pour le jour de l’an du 1 janvier. Ainsi, le 14 janvier, quand toutes les interdictions et restrictions sont terminées, ils peuvent être soulagés et commencer à célébrer cette ancienne tradition.
D’après les croyances, le Destin de l’homme entre dans la maison le jour du 14 janvier et se réincarne en un animal ou une chose, donc il faut bien veuillez à ce que le « mal » ne l’importune pas. Pour cela, ce jour on ne donne et on ne prête jamais rien à personne, on reste de bon humeur et bienveillant. Car on dit comment on célèbrera le Nouvel An, de telle façon on le vivra.

Et pour découvrir toute la magie de la fête, voici la vidéo de « Chtchedryk » ( Щедрик ), le fameux chant de Noël « Carol of the Bells », tellement connu en sa version anglaise que tout le monde le croit d’origine américaine. Et pourtant, c’est l’Ukrainien Mykola Léontovitch qui a composé cet œuvre musical (écrit en 1901-1902, et dont la dernière et la cinquième version date de 1919) à la base duquel demeure une « chtchedrivka » populaire ukrainienne chantée lors des fêtes d’hiver.

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Sources:
 http://svit24.net/other/299-other/8505-staryj-novyj-rik
 http://talschool.ucoz.ua/news/2012-01-12-724
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