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Communiqué de presse du Collectif Euromaidan France

03 Juil 2014
Communiqué de presse du Collectif Euromaidan France
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L’Ukraine, seule face à son agresseur

En français

Le cessez-le-feu décrété par le Président ukrainien Petro Porochenko a pris officiellement fin lundi soir. S’agit-il alors de la « volte face » dont parle la presse française et internationale ?

Le propos semble inexact puisque cette trêve avait déjà été prolongée de trois jours et la date butoir avait bel et bien été fixée au 30 juin 2014. C’est un non respect du cessez-le-feu par les insurgés et l’absence de volonté du Kremlin pour régler cette crise qui ont contraint les autorités ukrainiennes à ne pas prolonger cette trêve.

Selon les données du ministère de l’Intérieur en Ukraine, les insurgés ont violé la trêve 108 fois. Depuis le début de cette trêve 27 militaires ukrainiens ont perdu la vie et 69 autres ont été blessés. D’après le Conseil National de Sécurité et de Défense, depuis le 29 juin, les insurgés ont violé la trêve 8 fois en tuant huit civils suite à leurs bombardements.

Au lieu d’instaurer le dialogue et de permettre aux mercenaires russes de rentrer chez eux, le cessez-le-feu a entraîné une arrivée massive de nouveaux mercenaires tout en leur donnant le temps de s’armer d’avantage et de renforcer leurs positions.

L’Ukraine a-t-elle eu d’autres choix ? Que faire avec des mercenaires et des insurgés qui refusent tout dialogue ? Comment réagir face à la malhonnêteté de Vladimir Poutine qui tout en reconnaissant son emprise sur les insurgés ne fait aucune déclaration officielle leur demandant de déposer les armes ? Quelle décision prendre quand l’Europe ferme les yeux sur la guerre en Ukraine et quand la France vend des navires de guerre au pays agresseur ?

En instaurant la trêve, le Président ukrainien espérait régler ce conflit pacifiquement. Mais l’Ukraine doit-elle laisser ses soldats et sa population civile se faire tuer dans le silence complice du monde entier qui préfère parler d’une « volte face » et maintenir ses « bonnes » relations et poursuivre ses affaires avec Vladimir Poutine ?

In english

The ceasefire decreed by Ukrainian President Petro Poroshenko officially ended on Monday evening. Was it truly an « about face » as the French and international press suggested?

Seemingly not – as this truce was already prolonged by three days and the end date was already fixed for 30 June 2014. It is the non-respect of the ceasefire by the insurgents and the lack of concrete will on the Kremlin’s part to resolve the crisis that have forced the Ukrainian authorities to decide not to extend the truce.

According to the Ukrainian Interior Ministry’s figures, the insurgents violated the truce 108 times. Since the start of the truce, 27 Ukrainian soldiers have lost their lives and 69 others were injured. According to the National Council of Security and Defence, since 29 June, insurgents have broken the ceasefire a further eight times and killed eight civilians through shelling and shooting.
Instead of building dialogue and allowing Russian mercenaries to go home, the ceasefire has brought with it an influx of new mercenaries while also giving them time to arm still further and reinforce their positions.

Did Ukraine have any other options? What could it do with the mercenaries and insurgents who refuse all dialogue? How can it react in the face of Vladimir Putin’s dishonesty who recognises his power on the rebels but refuses to make an official declaration demanding they lay down their arms? What decision could Ukraine take while Europe closes its eyes to the war in Ukraine and while France is selling warships to an aggressor?

In putting in place the truce, the Ukrainian president hoped to resolve the conflict peacefully. But can Ukraine allow its soldiers and its civilian population to die in while the whole world complicitly remains silent and prefers to call this new development an « about face » in order to preserve its « good » relations and continue business with Vladimir Putin?

Contact FR:
Natalie Pasternak, +33 6 83 32 62 93 /
Anna Jaillard Chesanovska, +33 6 26 82 16 94
Email: collectif.euromaidan.paris@gmail.com

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